Mieux comprendre votre rôle

Quand les parents s'impliquent dans le projet

Le rôle des parents :

 

  • Les parents tiennent une place essentielle dans le projet sportif de leur enfant.
  • Les questions importantes à se poser.
  • Les étapes à franchir
  • Les remises en question fréquentes

 

Ce rôle est essentiel et ce, quelque soit leur choix de la place qu’ils vont occuper pour être le plus efficaces possible :

 

  •  Les parents dirigeants du projet
  •  Les parents co-équipiers avec l’entraineur
  •  Les parents au service d’un entraineur expérimenté

 

Ces rôles sont tous aussi respectables les uns que les autres. Il s’agit simplement de choix pour que le fonctionnement général soit le plus efficace possible.

 

Il est important pour les parents de se poser quelques questions afin de s’intégrer le plus harmonieusement possible, et que leur action ait les incidences les plus positives sur leur enfant en tant que joueur comme en tant qu’individu.

 

                           AIDER – POUSSER –  EDUQUER - ASSISTER – SE SUBSTITUER – TRANSFERER

 

Telles sont les réflexions qu’il faudra tenir pour prendre conscience de son rôle.

 

 

Rôles des parents

 

Il est assez compliqué d’être obligé de tenir plusieurs rôles à la fois :

 

            Parent – accompagnateur – éducateur – supporter – consolateur 

 

Il est donc important que les parents soient conscient du rôle dans lequel ils se trouvent en fonction des différentes situations, et que leur enfant le soit aussi afin que les places de chacun soient claires en fonction des moments vécus.

 

 

Éducation

 

Il est important que les parents se posent quotidiennement la question de savoir si ce qu’ils transmettent a des effets positifs ou pas. Cette remise en question permanente est la démarche même de l’éducateur.

 

Il est important de laisser l’enfant prendre des décisions seul. Mais il l’est tout autant de pré-cadrer sa réflexion afin de l’orienter sans le guider.

 

Les actions des parents devront toujours se situer dans une filière assez étroite. De la même façon que l’entraineur doit pousser le joueur a son maximum, mais sans aller a la blessure, qu’elle soit d’ordre physique ou mental. Les parents, eux, devront accepter que leur enfant aille a la chute, mais en veillant a ce qu’elle ne soit pas traumatisante, et en veillant a ce que l’enfant se relève aussitôt et reparte en selle de plus belle. Quel parent n’a pas fait de même pour apprendre à son enfant les joies du vélo ? C’est le principe même de l’éducation positive.

 

Cet aspect de « dosage » est essentiel. Il est évident que les intentions des parents partent toujours de bonnes intentions. Mais le dosage de leurs actions peut avoir des effets négatifs non voulus, et néfaste a la relation parents/enfant, parents/entraineur et même joueur/entraineur. Cela permettra au joueur de se sentir poussé, soutenu, approuvé, libre de son projet. Cela constituera donc un moteur. Si les actions des parents, entre autres, ne sont pas dosées, des freins importants peuvent être mis a jour.

 

Cela revient à éduquer son enfant, à le rendre autonome, à lui permettre de voler de ses propres ailes.

 

 

Organisation

 

Quelque soit le rôle choisi, les parents auront à gérer leurs actions dans ces domaines :

 

  • Gestion des déplacements
  • Financement du projet
  • Organisation du foyer

 

 

Connaissance de l’activité

 

Ils devront en outre se tenir au courant sans cesse du niveau des autres joueurs de la catégorie de leur enfant. Savoir ou il se situe, le lien entre ses ambitions et ses capacités, le travail a accomplir pour y arriver, le bagage a acquérir au fur et a mesure pour ne pas se mettre en danger, la réussite scolaire, sont autant d’éléments a gérer.

 

Les parents auront également tout intérêt a bien connaitre le processus des entrainements, des matchs, des victoires, des défaites, du classement, pour que la communication passe avec leur enfant. Leur enfant s’entraine, rentre dans une spécialisation et une connaissance particulière, et le jargon qui y est associé. Il est donc important que les codes soient les mêmes pour que la compréhension subsiste.

 

Cela revient a connaitre les mots, et la réalité, le sens qu’ils recèlent.

 

De plus cela permettra aux parents de mettre leur enfant dans une situation qui me semble très positive :

 

            - Qu’il soit au conscient de la réalité

            - Qu’il soit porté par son rêve

            - Qu’il soit conscient du travail à accomplir pour lier les deux éléments précédents

 

 

Relation avec l’entraineur

 

La relation a l’entraineur est un domaine important. En fonction de la place que les parents auront choisie, il sera utile de lier une communication permanente avec l’entraineur. C’est a ce moment que les discussions pourront s’avérer positives et porteuses de fruits pour le joueur. Dialogue, écoute, proposition mutuels seront les clefs de la réussite. De la même façon qu’il me semble exagéré que les parents soient omnipotents, il me semble également malsain de donner carte blanche a l’entraineur. Il faut que chacun joue son rôle, et sans cette compétence des trois parties parents/joueur/entraineur, pas de réussite envisageable.

 

Enfin, les parents devront avoir la lourde tache de mettre en place une gestion du temps et des projets permettant a leur enfant de mener a bien ses études.

 

Des choix se présenteront à tout moment. Il faudra les mener de façon positive. Je crois que l’idée maitresse est le bien être de leur enfant. Non pas le confort, non pas la facilité, mais bien le dosage pour qu’il se sente en situation de réussite.

 

 

Mise en place d’un projet

 

Il me semble important qu’un projet soit rédigé. Cela permettra a chaque partie de mieux prendre conscience de son rôle. Et de pouvoir avoir un point de repère a intervalle régulier afin d’ajuster les objectifs initiaux a la progression réelle du joueur et de son projet. Les rôles de chacun sont stipules. Le travail à accomplir prend ainsi un caractère réel qui servira au joueur mais aussi aux parents et a l’entraineur de prendre conscience de l’importance de chaque minute d’entrainement, de chaque coup frappé. Ainsi les coups s’additionneront, ainsi que les minutes, et après un certain temps on pourra se rendre compte du chemin parcouru.

 

Aux différents âges des enfants, pour répondre aux différents stades de l’apprentissage et aux projets individuels qui s’affirment, le rôle et l’influence des parents doivent évoluer.

 

Entre 5 et 6 ans : « Découverte de l’activité » en pratiquant le mini-tennis, les enfants vont découvrir l’activité et les plaisirs qu’elle peut procurer. Ils vont se familiariser avec la balle et la raquette et frapper leurs premières balles.

 

Entre 7 et 10 ans : « Faire naître un projet de compétition ». Sur cette période, le rôle des parents est fondamental puisque se sont eux qui choisissent pour leurs enfants et orientent les choses. Ils doivent choisir le bon club et négocier le programme d’entraînement avec l’enseignant professionnel. Ils doivent mettre en place des leçons individuelles pour apprendre les bases techniques afin de mettre l’enfant en réussite et décupler sa motivation. Cette remarque est d’autant plus importante chez les jeunes filles qui sont très portée sur la sensation de progrès. C’est à ce stade que doit naître le plaisir de faire des matchs grâce à la « compétition évolutive ». Les parents doivent inscrire leurs enfants en compétition pour donner du sens à l’entraînement. Les premières compétitions seront difficiles mais en multipliant les expériences (victoires et défaites) les enfants vont apprendre à la gérer et à l’aimer. Ils seront ainsi de plus en plus demandeur. Dans le cas contraire, il faudra changer d’activité.

 

Entre 11 et 15 ans : « Développer le projet ». Les bases techniques acquises, il va falloir mettre l’accent sur la compétition (60 à 80 matchs par an) et l’entraînement physique (2 à 4 entraînements par semaine). A ces âges, en fonction de leur niveau, les jeunes compétiteurs s’entraînent de 3 à 6 fois par semaine. L’investissement des parents sur le plan logistique est incontournable pour faire grandir un projet de compétition.

 

Entre 16 et 20 ans : « Le pratique doit faire partie du projet professionnel du jeune et s’articuler avec la scolarité ». A cet âge, pour concilier sport et étude, il faut faire preuve d’une forte motivation et d’une grande rigueur. Les parents ont alors un rôle de conseil pour faire aboutir les projets de leurs enfants puisqu’ils sont dorénavant capables d’effectuer leurs propres choix.

 

 

En guise de conclusion, il me semble important de dire que même muni de tous ces enseignements, la bonne relation parents/joueur/entraineur est à réinventer a chaque instant. S’il y a des écueils à éviter, les solutions sont toujours à personnaliser. Pas de méthode recette. Juste un grand intérêt et respect de l’autre, et des remises en question permanentes.

 

 

Bonne chance a tous !!!


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La décomposition de certains outils m'a donné des idées de thèmes d’entraînements.